Le 24 janvier dernier, quelque 300 salariés de Dim, d'Arena et de Well, venus d'Autun (Saône et Loire), de Château-Chinon (Nièvre), de Libourne (Gironde) et du Vigan (Gard) ont manifesté mercredi 24 janvier près de l'Assemblée nationale pour protester contre les délocalisations dans la lingerie.
"Cet après-midi, je vais interpeller le gouvernement sur le problème du textile et en particulier exiger qu'il prenne des mesures car ce sont des licenciements boursiers et non des licenciements économiques", a déclaré M. Gremetz à l'AFP. "Le gouvernement doit prendre ses responsabilités vis-à-vis de ces entreprises qui jettent les salariés dans la rue", a-t-il ajouté.
"Les patrons sont aujourd'hui des financiers dont la démarche est de vouloir des bénéfices rapidement, quand il n'y a pas de bénéfices, on coupe la branche la moins juteuse", a renchéri Martine Roy, responsable fédérale CFDT de l'industrie de la lingerie.
Les manifestants de Well ont publié un calendrier de photos couleurs sur lequel des salariés-hommes posent habillés de pièces de lingerie féminine, bas, jarretelles, nuisettes, pour dénoncer la suppression de 300 des 438 emplois du Vigan, à la suite de la décision de la direction de délocaliser une grande partie de la production en Asie et en Italie.